Friday, January 18, 2008

Design

Après les premiers billets consacrés à l'introduction de "M 56" dans la bloggosphere, je me suis occupé, ces derniers jours, à dessiner puis à encoder des templates pour la plate-forme Blogger, car c'est une réelle source de plaisir.

J'ai ouvert deux blogs pour mettre en ligne deux de mes templates. Ensuite, j'en ai créé un pour ce blog. Pourtant, j'avais l'intention de laisser "M 56" affiché sous un format réalisé par Douglas Bowman, fourni par Blogger. Mais, j'ai changé d'avis.

Vous me direz si ce design vous plaît ou non et si vous pensez que certaines choses peuvent être améliorées sur le plan de l'ergonomie de ce blog.

Tuesday, January 8, 2008

Conneries

Si vous avez lu le billet qui précède celui-ci, vous savez que je ne lance pas M 56, sans une certaine expérience en matière de blogging. Il apparaît d'ailleurs qu'il manque un terme à la langue française pour désigner cette activité dont toute la société a entendu parler, même si le nombre de ceux qui se sont essayés à publier en ligne reste très restreint. N'oublions pas que la France compte environ 20% d'illettrés parmi la population des adultes. Moins de la moitié des foyers français possède un ordinateur connecté sur le Net, alors qu'en Allemagne ou en Grande Bretagne 70% des foyers ont accès au Réseau.

Je reviens sur ces statistiques parce que la plupart des bloggers estiment qu'ils s'adressent à la nation entière lorsqu'ils mettent en ligne un billet. Alors, qu'en réalité, ils ne s'adressent qu'à une très faible partie de leurs concitoyens. Des concitoyens qui, d'un point de vue sociologique, ont, grosso modo, le même profil que ces bloggers qui imaginent délivrer un discours à la nation. Ceux qui rêvent de transformer la société, grâce à l'outil de communication que représentent les blogs et les forums, ont encore pas mal de chemin à parcourir. Surtout que les enquêtes, faites sur les habitudes des personnes qui ont accès au Net, démontrent que les internautes ne passent pas beaucoup de temps à lire en ligne, sinon pour avoir des informations concernant la vie pratique, comme les comparateurs de prix, les agences de voyages pour connaître les horaires, les sites institutionnels et, dernièrement, du côté des loisirs, les sites qui diffusent des vidéos. Si parmi mes blogs, qui aujourd'hui sont tous détruits, sur le plus fréquenté, celui qui se plaçait dans le top 1.000 des blogs généralistes de Wikio, je pouvais au mieux recenser quotidiennement une centaines de visiteurs - ce qui ne veut pas dire une centaine de lecteurs, loin de là - je vous laisse imaginer l'impact des 49.000 blogs classés sous le mien.

Pourtant, combien d'âneries ai-je pu lire au cours de ces dernières années concernant l'apport des blogs sur la plan culturel au niveau de toute la nation ? Je suis effaré par le nombre de bloggers qui pensent que leur billets sont décisifs quant à l'orientation de la marche du monde simplement parce que leurs misérables compteurs de visiteurs indiquent que, dans le mois, leur publication a été vue et non pas lue - j'insiste - 3.000 fois. Mais je suis atterré quand ces bloggers se félicitent orgueilleusement de recevoir des visites suite à des billets qu'ils n'ont pas composés, mais qui sont des reprises de publicités ou d'articles journalistiques pour lesquels ils ne se donnent même pas la peine de produire une analyse, une critique ou d'émettre leur point de vue. Combien de billets sans aucun apport au niveau de l'information, sans aucune valeur scientifique, artistique, poétique, etc. traînent sur la toile ? Certainement autant en nombre que ceux qui véhiculent des conneries, des rumeurs, de fausses informations, de la propagande ou de la publicité à peine déguisée.

Suite à cette rétrospective sur le blogging, vous comprenez peut-être mieux, ce qui pousse à vouloir se démarquer de la communauté des bloggers français, non ?

Oublie

Quelques lignes plus bas, j'évoque un mensonge. J'aurais mieux fait de parler de falsification des faits. N'allez pas croire que je me livre à une confession dans le but de me racheter d'un sentiment de culpabilité. Non, c'est tout simplement parce que je sais que, par la suite, il me faudra tenir compte de cette falsification et ne pas l'oublier - sous peine de paraître ridicule, s'il m'arrivait, par inadvertance, de contredire ce que j'annonce dans mon premier post. Or, cela demande un effort, c'est à dire de rester vigilant à l'avenir. Autant se débarrasser, dès ce soir, d'une telle contrainte.

Donc, je rétablis, ici, la vérité : j'étais bien impliqué dans le système galactique des blogs, investi en Février 2004, et, je dois dire qu'un de mes blogs commençait à connaître une certaine notoriété. Une notoriété relative certes, avec un classement qui situait ce blog dans les 1.000 premiers sur les 50.000 blogs recensés par Wikio, mais un succès non négligeable.

C'est d'ailleurs cette position qui est à l'origine de ma volonté de repartir à zéro sur "M 56". Je n'appréciais pas de façon favorable que mes billets puissent avoir autant de répercussion sur la Toile, dans la zone qui regroupe les blogs produits par des français. Une zone qui n'est pas si étendue que l'on pourrait le penser.

En effet, dès que l'on fait abstraction des blogs de SkyRock et d'une montagne de blogs inactifs qui n'ont pas survécu au-delà d'une cinquantaine de posts - sinon moins - après la déferlante qui a eu lieu sur la bloggosphere il y deux ans, suite à un effet de mode, on se rend compte que le monde des blogs actifs français est assez restreint. C'est tout au plus une toute petite ville, à peine un grand village.

Vous savez comment circule l'information en vase clos, comment se développent les rumeurs et les rancoeurs dans un espace confiné, n'est-ce pas ? Ainsi, quand vous occupez une place qui commence à prendre un peu trop d'ampleur, ne croyez-vous pas qu'il est alors grand temps de se faire oublier ?

Monday, January 7, 2008

Mensonges

Après avoir relu les deux billets précédents, je m'interroge encore sur ce qui me pousse à vouloir de nouveau retrouver une place sur la bloggosphere.

Je suis très perplexe sur les avantages supposés de l'anonymat. Je sais que l'utilisation d'un pseudonyme permet a de nombreux bloggers de ne pas répondre de leurs écrits face à leur employeur, leurs employés, leurs élèves, leur famille, leurs amis, leurs voisins, mais alors pourquoi exprimer des points de vue, prendre des positions que l'on ne pourra pas assumer réellement ? En quoi peut être utile une prise de parole, si cette parole émane d'une sorte de double, d'un personnage virtuel, factice ?

Ça peut encore se concevoir pour un blogger qui se livrerait à la production d'un discours fictionnel, romanesque, mais lorsque c'est pour exprimer ses opinions, soumettre le monde à la critique, je n'arrive pas à comprendre comment on engage sa parole tout en restant anonyme. Quel bénéfice peut-on tirer en faisant parler un autre à sa place, surtout quand on tient à mettre en valeur ses idées, ses opinions, si l'on veut porter un jugement sur la société, son environnement ?

Je ne vois qu'une seule raison valable pour faire le choix de publier en ligne sous un nom d'emprunt : éviter d'avoir à dire la vérité, ne pas s'en tenir aux faits, pouvoir tordre la réalité ou le passé à son avantage, chercher à dissimuler des choses qui pourraient être ou devenir embarrassantes.

D'ailleurs, c'est bien parce que je publie sous un pseudonyme que je m'autorise à ne pas dire la toute la vérité sur le premier post de ce blog. Et c'est là que, mécaniquement, mon discours tombe dans le syllogisme élémentaire qui provoque une spirale sans fin pour le raisonnement. Spirale qui débute lorsqu'un menteur dit : "Je suis en train de vous mentir".

Vous en tirerez les conclusions que vous voudrez, mais je ne pense pas m'étendre plus longuement sur cette recherche de justifications pour masquer mon identité. Même si, vous l'avez deviné, cette histoire travaille ma conscience. Mais il est temps de dépasser cet aspect du blogging, la facette la moins rutilante des rédacteurs de blogs.

Sunday, January 6, 2008

Ombre

Je ne suis pas surpris de ne trouver aucun commentaire sous le billet rédigé il y a deux jours, maintenant. Je n'ai entrepris aucune démarche pour faire savoir que je venais de créer un nouveau blog. J'ai pourtant commenté sur quelques blogs, depuis l'ouverture de "M 56", mais sous mon identité réelle. J'avais fait le choix de ne pas signer sous un pseudonyme dès l'ouverture de mon premier blog, début 2004, et, en ouvrant mon second blog, j'avais encore choisi de ne pas masquer mon patronyme.

Je pensais, et je pense encore, que bloguer sans avancer masqué force à donner une image de soi qui colle au plus près de l'image que l'on voudrait présenter dans la vie au quotidien. Je crois que cela pousse aussi à mieux tenir compte de ses propres obligations envers ses lecteurs. Bien sûr, comme je n'ai pas expérimenté le blogging sous anonymat, je ne peux pas me prononcer sur les avantages qu'il y a à rester tapis dans l'ombre. C'est, en particulier, pour expérimenter cette manière de se produire sur la bloggosphere que j'ai opté pour un pseudo en ouvrant ce blog. Bien entendu, je sais par expérience - ne serait-ce que pour avoir démasqué des blogueurs qui n'étaient pas aussi à l'abri qu'ils ne l'espéraient - que l'anonymat reste quelque chose d'assez illusoire.

C'est pour cette raison que je ne prends que très peu de précautions pour planquer mon identité puisque je suis persuadé que faire des efforts dans ce sens, c'est perdre son temps. Il faudrait, au préalable que je modifie ma façon d'écrire, jusqu'à la graphie de certains termes que la plupart des rédacteurs en ligne ne rédigent pas sous la même forme que moi. Mais changer de "style" représente trop de contraintes : ça me demanderait d'être beaucoup trop vigilant pour que les indices fournis sur mes billets soient le plus possible réduits en nombre.

Je reviendrai sur ce sujet plus tard. Je vous laisse deviner ce qui motive le fait que, cette fois-ci, pour tenir ce troisième journal en ligne, je ne veuille pas donner mon nom.

Thursday, January 3, 2008

One Step

Pour la troisième fois en un peu plus de quatre ans, je me relance dans la construction d'un blog.

C'est la seconde fois que je passe par Blogger, une plate-forme qui prenait son essor en Europe au moment où je lançais mon premier blog intitulé "Simorgh" que l'on peut aussi écrire "Simurgh". Une sorte de Phénix dont la mythologie persane dit, entre autres, que cet oiseau est si vieux qu'il a déjà vu trois fois la destruction du monde. Pendant tout ce temps, Simurgh avait tellement appris qu'on pensait qu'il possédait le savoir de tous les âges. Ce blog, qui me servait avant tout d'aide mémoire, a pris fin au début de l'été 2005 après plus d'un an et demi d'existence, alors qu'en France la bloggosphere commençait à enfler pour devenir le principal sujet de conversation. J'inscrivais sur "Simorgh" quelques notes de lecture et je publiais de temps à autre des dessins ou, plus rarement, des photos. Ce blog était très peu fréquenté et je n'avais presque jamais l'occasion de répondre à un quelconque commentaire. Comme je devais déménager, changer de métier et que je pensais que je n'aurais pas assez de temps pour produire régulièrement du texte, j'ai décidé de l'effacer.

A l'automne suivant, Le Monde proposait à ses abonnés un espace de publication sur une plate-forme produite par Six Apart, mais qui était presque toujours en panne. J'avais alors tenté de commenter l'actualité internationale en créant un second blog intitulé "Zones". Mais comme j'écrivais sans grande conviction, parce que très peu de gens se passionnent pour des problèmes qui demandent de dépasser la simple conversation de café, les billets de "Zones" étaient peu lus et rarement commentés. Quand Le Monde à choisi de passer de TypePad vers le plate-forme WordPress, la série de bugs est devenue si importante que j'ai renoncé à publier. Lorsque la campagne présidentielle s'est achevée et que Nicolas Sarkozy s'est installé à l'Élysée, j'ai résilié mon abonnement au Monde, un quotidien devenu, au cours de cette dernière décennie, tout aussi médiocre que le reste de la presse nationale. En résiliant ce contrat, je signais aussi la mort de mon second blog, car je suppose que le serveur de cet organe de presse est de faible capacité et que, par souci d'économie, Le Monde ne conserve que les blogs des personnes qui payent régulièrement leur abonnement. Je n'ai pas regretté la disparition de "Zones", je m'étais trop peu investi dans la rédaction des billets.

Je ne sais pas encore quelle orientation va prendre "M 56". Mais je constate déjà, avec plaisir, que Blogger, qui était une plate-forme déjà très performante il y a 3 ans, me semble encore meilleure aujourd'hui, car elle est dotée de tous les outils nécessaires pour un blogger. Cette plate-forme est réalisée avec un grand soin en ce qui concerne l'ergonomie. Ce qui est déjà un véritable encouragement à écrire. Je suis donc très content de retrouver mes marques en territoire connu. Il va maintenant falloir que je développe ce blog.

Si, par le plus grand des hasards, vous avez suivi mes pérégrinations, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et à me faire part de votre expérience au sujet de la bloggosphere.