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Sunday, July 20, 2008

ETA : nouvelle offensive

L'ETA semble avoir lancé, aujourd'hui, une nouvelle offensive contre des intérêts touristiques espagnols avec l'explosion de plusieurs bombes de faible intensité dans le nord du pays sans faire de blessé, ont indiqué les autorités.

Quatre petites bombes ont explosé à la mi-journée et en début d'après-midi près de plages de Cantabrie et sur un terrain de golf. Les zones concernées avaient été évacuées à temps : un appel passé dans la matinée au nom de l'organisation indépendantiste basque avait en effet prévenu les pompiers de la prochaine explosion de ces bombes et signalé leur localisation. Une première explosion avait également eu lieu très tôt dans la matinée dans la localité de Getxo, près de Bilbao devant une agence de la banque britannique Barclays. Aucun appel n'avait précédé cette explosion qui a endommagé un distributeur de billets et brisé des vitres.

Le ministre socialiste espagnol de l'intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, a condamné ces attentats, assurant qu'en "Espagne, la meilleure façon de s'assurer un long séjour en prison est actuellement d'intégrer l'ETA".

Sunday, March 23, 2008

Un ss-prefet antisémite

Depuis que j'ai lu la dépêche AFP qui suit je suis vraiment perplexe :
Le sous-préfet de Saintes (Charente-Maritime), Bruno Guigue, a été limogé après avoir publié une tribune "violemment anti-israélienne" sur le site internet "Oumma.com", a-t-on appris samedi auprès du ministère de l'Intérieur.
Dans une tribune publié le 13 mars, M. Guigue estime notamment qu'Israël est "le seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles". Il ironise également sur les "geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer pendant Shabbat".
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a "été mise au courant mercredi du contenu de cette tribune et a immédiatement décidé de mettre fin aux fonctions" de M. Guigue, a-t-on indiqué au ministère de l'Intérieur, sans fournir plus de précision.
Enarque, normalien, M. Guigue a publié plusieurs ouvrages, dont "Proche-Orient: la guerre des mots", et des tribunes sur la situation proche-orientale.
Perplexe, parce que j'ai de plus en plus de mal à savoir comment réagir face à de telles informations. J'ai beaucoup de mal à penser que je vis dans un pays où des connards, comme cette raclure de ss-préfet, puissent atteindre de telles fonctions. Je n'arrive pas à croire que l'antisémitisme soit aussi facilement toléré par mes bourrins de concitoyens. Car, pour l'instant, cette affaire ne soulève aucun tollé, cette dépêche AFP n'ayant été relayée que par Le Parisien, Libération, France3 et le Nouvel Observateur. Les autres journaux s'intéressent à la natation. Je suis sidéré... vraiment.

Thursday, March 13, 2008

Réconciliation impossible

J'ai déjà, évoqué le problème en parlant de l'appel au boycott de la littérature israélienne. J'ai vu venir cette polémique dès que j'ai su que les écrivains de langue hébraïque seraient à l'honneur au Salon du Livre de Paris. Le Salon a débuté ce soir et la polémique enfle. C'est triste et c'est pathétique : l'Arabie Saoudite, l'Algérie, la Tunisie, l'Iran et bien d'autres pays musulmans, dirigés pas de grands démocrates, se mêlent de boycotter des écrivains alors que ces pays ne sont pas foutus de respecter ne serait-ce que la liberté d'expression de leurs propres ressortissants. Si ce n'était pas si dangereux et stupide, ça pourrait faire sourire ? Non, même pas, car c'est bien trop nul, affligeant !

Caroline Fourest rappelle les origines des premiers boycotts dans la région, avec les résultats qu'on connaît : "Lorsque des groupes d'intérêts arabes et musulmans décident de boycotter les commerces "juifs" s'implantant en Palestine, plus de vingt ans avant la création de l'Etat d'Israël, la consigne s'apparente à un slogan xénophobe et raciste. La "liste noire" établie par la Ligue arabe en vue de boycotter les entreprises ayant des liens commerciaux avec Israël marche dans ces pas, puisqu'elle proteste contre l'existence même de cet Etat."

Cent ans plus tard, il est toujours question de boycott, mais on sait aujourd'hui que la paix est impossible, aucune solution n'est en vue pour que cesse ce conflit. Bien au contraire.
Je suis d'accord avec Uzi Benziman du journal Ha'Aretz qui dit que "plus les années passent, plus la haine croît, plus la frustration devient intense et plus la soif de vengeance est impossible à étancher, tandis que les uns et les autres sont de moins en moins capables de développer un minimum d’empathie pour le désarroi et l’angoisse de la partie adverse."
Selon U. Benziman :
La question clé de ce conflit n’est ni Jérusalem, ni le droit au retour, ni même la question des frontières, mais bien la perception qu’ont Israéliens et Palestiniens les uns des autres. Tant que les Israéliens continueront à être décrits dans les manuels et les discours palestiniens comme un occupant ­diabolique, un corps étranger à éradiquer ou un profanateur des lieux saints musulmans, il n’y aura pas de base sur laquelle se réconcilier. Tant que les Israéliens ne se montreront pas capables de voir les Palestiniens ­autrement que comme une force hostile à liquider par tous les moyens parce qu’elle ne se résout pas à l’existence de l’Etat sioniste, les conditions nécessaires à la réconciliation ne seront pas davantage remplies.

Thursday, February 28, 2008

Boycott du Salon du Livre

Les appels de pays et organisations arabes à boycotter le Salon du Livre, qui se tiendra à Paris, se sont multipliés à deux semaines de l’ouverture de la manifestation.

Selon L'Orient du Jour :
De vives critiques se sont en effet élevées ces derniers jours dans le monde arabe pour dénoncer l’attitude des organisateurs du Salon et des autorités françaises, partie prenante dans le choix du pays invité.
Le président de l’Union des écrivains palestiniens, al-Moutawakel Taha, a appelé les maisons d’édition arabes à boycotter le Salon et le président de l’Union des écrivains égyptiens, Mohammad Salmawy, a estimé la semaine dernière le choix d’Israël "inacceptable".
À Rabat, l’Organisation panislamique pour l’éducation, les sciences et la culture, l’ISESCO, a appelé mardi ses 50 pays membres à boycotter le Salon. Des éditeurs marocains et algériens indépendants se sont également désistés.
Quant à Tariq Ramadan, qui signe aujourd'hui une misérable bafouille dans Le Monde, il est puant d'hypocrisie et de malhonnêteté intellectuelle. Pour défendre son appel au boycott de la Foire du Livre de Turin, il ne recule pas devant des énormités comme celles qui suivent : "Qui donc pourrait aujourd'hui nous reprocher d'utiliser tous les moyens pacifiques que nous avons à notre disposition ? Les excès des réactions verbales auxquelles nous avons eu affaire prouvent que la violence n'est pas du côté que l'on croit. Notre silence, dans les pays majoritairement musulmans comme en Occident, est l'une des causes de la violence au Moyen-Orient !" Ou Ramadan se fout de la gueule du monde ou alors il est sourd, ne regarde pas la TV et ne sait pas lire les journaux. Il faudrait croire selon lui que les pays musulmans et les arabes, en particulier, sont parfaitement silencieux : aucun appel à la destruction d'Israël, aucun musulman n'a osé hurler à la face du monde son anti-sémitisme, tous prônent une solution pacifique dans la règlement du conflit israëlo-palestinien.

Quelques jours plus tôt, le 15 février précisément, toujours dans les colonnes du Monde, Marek Halter écrivait :
Parmi les premiers, François-René de Chateaubriand avait compris que si le peuple juif était le seul de l'Antiquité à avoir survécu jusqu'à nos jours, c'était grâce à son enracinement dans le Livre. Un peuple peut disparaître si on l'arrache à sa terre. Un livre, en revanche, se transporte d'un exil à l'autre. La Bible a maintenu l'identité de ces juifs persécutés et dispersés à travers les continents et les siècles. Par conséquent, tous ceux qui voulaient la mort des juifs étaient-ils amenés à commencer par détruire leurs livres. Il en fut ainsi en 43 de notre ère à Alexandrie sous Caligula, premier antisémite moderne ou pendant le règne de Louis IX, dit Saint Louis, au XIIIe siècle, qui fit brûler des charrettes de Talmud place de Grève à Paris, ou encore deux siècles plus tard, à l'époque de l'Inquisition espagnole et jusqu'aux autodafés nazis. Interrogé au lendemain de la Nuit de cristal sur les conséquences de ces brasiers de livres juifs, Sigmund Freud répondit : "A la suite des livres, ce sont les juifs que l'on brûlera."
Il y a quelques jours, dans un entretien au Monde, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, affirma une fois encore sa volonté de faire disparaître l'Etat d'Israël. Faire disparaître sa littérature, serait-ce le premier pas ? Y aura-t-il toujours des intellectuels pour être complices d'une telle ignominie ?
Oui, Marek, ce ne sont pas les intellos qui manquent pour se faire complices de genre de saloperies.

Thursday, February 7, 2008

Enfoirés

Khaled Fouad Allam, député de la gauche italienne, dit que "de nombreux écrivains arabes et le célèbre théologien de l'islam européen Tariq Ramadan s'opposent à la présence d'Israël" à la Foire internationale du livre de Turin, la plus importante en Italie.

Ils ne sont pas les seuls puisque les communistes italiens et quelques membres de Refondation communiste s'opposent aussi à la venue des écrivains israéliens. Le maire, Sergio Chiamparino, rappelle que Turin était la ville de Primo Levi.

Claudio Magris qualifie, dans le Corriere della Sera, d'"inqualifiable" la contestation de l'invitation adressée aux écrivains israéliens et estime que les appels au boycott devraient être simplement "jetés à la poubelle", sans autre considération. "En discuter, même pour les refuser, contribue à leur donner consistance et épaisseur", affirme Magris, "comme une femme qui serait contrainte de s'arrêter pour démontrer sa vertu à un mufle l'ayant apostrophée en des termes que l'on n'oserait répéter."

"Israël est l'invité d'honneur du Salon du livre de Paris, qui précède de deux mois le rendez-vous turinois", fait remarquer Il Sole-24 Ore, "et pourtant là-bas, mis à part quelques dissensions isolées, on n'a pas entendu de plaintes. L'insoutenable légèreté de l'idiotie doit être une prérogative italienne", conclut Il Sole.

Je n'en suis pas certain. Pour le moment, les pro-islamistes et les fascistes de la gauche française sont trop occupés par les enjeux des municipales pour afficher massivement leur haine des Juifs. Mais rien ne dit que "l'insoutenable légèreté" de la connerie ne pointera pas son nez à Paris, lors du prochain Salon du livre qui reçoit 39 écrivains israéliens.

La France et l'Italie, sa cousine, ont pu marginaliser - bien que de manière somme toute relative par rapport à d'autres démocraties - le fascisme de droite en lui faisant porter la honte qu'il mérite. Pourtant, ces deux nations n'arrivent pas à faire de même avec les fascistes de gauche : communistes et apparentés communistes, et, certains groupes verts ou alter-mondialistes. Dans ces deux pays fortement ancrés dans le catholicisme, le mythe communiste reste vivace car ces deux idéologies se renforcent l'une l'autre. De plus, pour des raisons historiques, le communisme n'est pas présenté pour ce qu'il est, c'est à dire : la religion de la colère, du ressentiment et de la haine.