On est le 10 avril et je devais recharger mon téléphone cellulaire il y a 2 jours sous peine de perdre 35 euros. Mais comme d'habitude j'ai laissé passer la date et je viens de m'en rendre compte ce soir. Je ne veux pas m'abonner parce que je n'utilise ce téléphone pas plus de 5 ou six fois par an. Aussi, j'achète 25 euros de crédits quand j'ai besoin de cet appareil, et, comme eu bout de 2 mois, il me reste toujours plus de la moitié des unités, je reprends un pack. Mais, le plus souvent, je n'y pense pas et je perds tout. Et quand j'y pense - comme ce fut le cas lors de la dernière échéance -, je perd tout la fois suivante. Je trouve ce système de consommation particulièrement pervers; mais je ne connais pas de bonne alternative à ça. Je pense que je vais jeter mon téléphone, seul moyen d'échapper à cette incroyable arnaque. C'est dommage car c'est un bel objet qui fait camera, magnétophone, calculatrice, réveil, minuteur et un tas d'autres choses encore. C'est pratique pour faire cuire des spaghetti, mais pas plus. Il me faudra prendre une décision définitive à ce sujet.
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Thursday, April 10, 2008
Tuesday, January 29, 2008
Guerres sur la Sphère
Je ne sais pas quel genre de bloggers fréquente Ollivier Dyens, professeur à Montréal, pour mener ses études concernant l'impact des nouvelles technologies sur la société. Il prétend qu'il y aura "peut-être" moins de guerres grâce au Net, en faisant reposer la guerre sur le seul fait de la xénophobie. Comme si les guerres civiles n'avaient jamais existé.
Par exemple: combien de bloggers s'aventurent en dehors de Canalblog ou de Haut&Fort, une fois qu'ils ont contacté un nombre suffisant de correspondants par affinités ? Affinités elles-mêmes, renforcées par le biais des canaux internes de ces plates-formes.
De nouvelles guerres sont à prévoir, car, sur la Sphère, la xénophobie est loin d'être un sentiment qui s'atténue. La xénophobie prend seulement une forme plus adaptée aux réseaux. Elle s'insinue, dorénavant, plus sur la plan des idées que sur celui de critères, tels que ceux "de la géographie, du corps, de la couleur de la peau".
Plus les pays sont enchevêtrés économiquement et culturellement, moins il y a de raisons de voir l'autre comme un étranger, et donc de le combattre. Les technologies numériques et le Web suscitent un rapprochement entre les êtres. Le courriel, les "chats", les blogs insistent sur ce qui nous lie, au-delà de la géographie, du corps, de la couleur de la peau. Dans notre histoire, jamais nous n'avons passé autant de temps non seulement à communiquer, mais aussi à nous enrichir et à débattre par l'entremise des réseaux.En admettant que la xénophobie soit seule responsable des conflits, Dyens ne se rend pas compte qu'un mouvement de re-cloisonnement est en train de s'amorcer: sur la Toile, les cartes ne font qu'être redistribuées, en fonction de la culture d'origine et de la culture reconstruite en ligne, par les communautés d'internautes qui se retranchent de plus en plus derrière des murs virtuels, dont ils ne sortent presque jamais.
Par exemple: combien de bloggers s'aventurent en dehors de Canalblog ou de Haut&Fort, une fois qu'ils ont contacté un nombre suffisant de correspondants par affinités ? Affinités elles-mêmes, renforcées par le biais des canaux internes de ces plates-formes.
De nouvelles guerres sont à prévoir, car, sur la Sphère, la xénophobie est loin d'être un sentiment qui s'atténue. La xénophobie prend seulement une forme plus adaptée aux réseaux. Elle s'insinue, dorénavant, plus sur la plan des idées que sur celui de critères, tels que ceux "de la géographie, du corps, de la couleur de la peau".
Wednesday, January 23, 2008
Phatique
Il est évident que les billets que je rédige en ce moment ne sont pas lus et ne le seront probablement jamais. Il ne seront pas lus tant que je n'aurais pas fait la promotion de ce blog, ne serait-ce qu'en allant commenter sur des blogs qui sont déjà assez fréquentés. Et, si je suis persuadé que ces premiers billets resteront lettres mortes à l'avenir, c'est parce que les bloggers ont généralement pour habitude de s'en tenir à la lecture du dernier billet posté. Trouver un commentaire sur une page qui n'est pas la première page du blog est quelque chose de tout à fait exceptionnel.
Je suppose que la plupart des lecteurs qui commentent le font avec l'espoir que leurs commentaires seront lus par un maximum de personnes. Ils ne commentent pas simplement pour ajouter une pierre à l'édifice des billets construits par l'auteur d'un blog. Ils ne le font pas pour relancer le processus discursif, analytique et compléter une réflexion sur un sujet ou un thème donné mis en place par le rédacteur.
Non. La plupart des bloggers commentent pour faire savoir qu'ils existent, qu'ils sont en ligne. Ce qui fait que, rapidement, même si l'auteur d'un blog avait initialement la ferme intention de faire passer de l'information, au bout de quelques temps, son blog ne sera plus alimenté que pour ses fonctions phatique et conative, faisant passer au second plan les fonctions référentielle et expressive, selon la classification de Roman Jakobson.
Quant à la fonction poétique des blogs, c'est certainement la chose la moins prise en compte par les bloggers qui restent sur les sentiers battus du langage et de la langue dans laquelle ils s'expriment. Très peu de bloggers ont une réelle connaissance de la poésie. La "poésie", telle que l'entend la majeure partie des rédacteurs en ligne, est certainement le domaine où l'on trouve la pire soupe de toute la bloggosphere francophone. Ce qui reflète, là encore, l'état désastreux de la culture française et met en lumière de terribles faiblesses sur le plan de l'imagination, du rêve, de l'ouverture au monde.
Je suppose que la plupart des lecteurs qui commentent le font avec l'espoir que leurs commentaires seront lus par un maximum de personnes. Ils ne commentent pas simplement pour ajouter une pierre à l'édifice des billets construits par l'auteur d'un blog. Ils ne le font pas pour relancer le processus discursif, analytique et compléter une réflexion sur un sujet ou un thème donné mis en place par le rédacteur.
Non. La plupart des bloggers commentent pour faire savoir qu'ils existent, qu'ils sont en ligne. Ce qui fait que, rapidement, même si l'auteur d'un blog avait initialement la ferme intention de faire passer de l'information, au bout de quelques temps, son blog ne sera plus alimenté que pour ses fonctions phatique et conative, faisant passer au second plan les fonctions référentielle et expressive, selon la classification de Roman Jakobson.
Quant à la fonction poétique des blogs, c'est certainement la chose la moins prise en compte par les bloggers qui restent sur les sentiers battus du langage et de la langue dans laquelle ils s'expriment. Très peu de bloggers ont une réelle connaissance de la poésie. La "poésie", telle que l'entend la majeure partie des rédacteurs en ligne, est certainement le domaine où l'on trouve la pire soupe de toute la bloggosphere francophone. Ce qui reflète, là encore, l'état désastreux de la culture française et met en lumière de terribles faiblesses sur le plan de l'imagination, du rêve, de l'ouverture au monde.
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Saturday, January 19, 2008
Interactions
"M 56" commence à prendre de l'allure. Voici deux semaines que cette publication existe. Dans ma mémoire, mes anciens blogs occupent moins de place. Je commence à réaliser qu'ils ont disparu de la galaxie représentée par une myriade d'objets virtuels, généralement très faciles à identifier puisque beaucoup se ressemblent et entrent dans des catégories toutes faites : politique, humour, journal "intime", etc..
Je dois dire que mes blogs se démarquaient assez peu de la masse des blogs francophones et que j'abordais tous les sujets, tous les thèmes. La différence passait par le soin de la mise en page - webdesign, ergonomie, lisibilité, orthographe et syntaxe -, et, particulièrement, par mon refus obstiné d'adhérer à une communauté quelconque, avec un refus encore plus obstiné : celui de me faire un des relais de la doxa.
Ce que je tiens à préciser ce soir, c'est que ce n'est pas seulement le fait d'avoir changé de vie professionnelle et de lieu de résidence qui m'a poussé à détruire mes anciens blogs, mais que cela s'est produit lorsque j'ai vraiment pris conscience que de nombreux bloggers lisaient régulièrement et avec attention ce que je publiais. J'avais pu, auparavant, constater que la plupart des bloggers qui regroupent quelques lecteurs réguliers sont heureux d'avoir des "fidèles". Pire : que les "fidèles" en questions sont eux-mêmes honorés de porter ce titre. Cette conception de la relation inter-individuelle me révulse.
Pourtant, malgré moi, cette situation était en train de se produire. Comme je ne pouvais pas chasser, sans les blesser, ceux qui s'auto-proclamaient, "amis", "fidèles", "admirateurs", je n'avais pas d'autre solution, pour me soustraire au rôle de leader, que celle d'écraser mes blogs pour m'évanouir ensuite dans la bloggosphere.
C'est principalement pour cette raison que depuis le début de l'année, je n'ai signé aucun commentaire sous le nom de Simorgh, ne désirant pas encore faire connaître ce nouveau blog. Je réfléchis donc en ce moment aux liens que je vais pouvoir tisser, ainsi qu'à la forme des relations, des interactions que je souhaiterais avoir avec d'autres auteurs de blogs. Rien ne presse.
Je dois dire que mes blogs se démarquaient assez peu de la masse des blogs francophones et que j'abordais tous les sujets, tous les thèmes. La différence passait par le soin de la mise en page - webdesign, ergonomie, lisibilité, orthographe et syntaxe -, et, particulièrement, par mon refus obstiné d'adhérer à une communauté quelconque, avec un refus encore plus obstiné : celui de me faire un des relais de la doxa.
Ce que je tiens à préciser ce soir, c'est que ce n'est pas seulement le fait d'avoir changé de vie professionnelle et de lieu de résidence qui m'a poussé à détruire mes anciens blogs, mais que cela s'est produit lorsque j'ai vraiment pris conscience que de nombreux bloggers lisaient régulièrement et avec attention ce que je publiais. J'avais pu, auparavant, constater que la plupart des bloggers qui regroupent quelques lecteurs réguliers sont heureux d'avoir des "fidèles". Pire : que les "fidèles" en questions sont eux-mêmes honorés de porter ce titre. Cette conception de la relation inter-individuelle me révulse.
Pourtant, malgré moi, cette situation était en train de se produire. Comme je ne pouvais pas chasser, sans les blesser, ceux qui s'auto-proclamaient, "amis", "fidèles", "admirateurs", je n'avais pas d'autre solution, pour me soustraire au rôle de leader, que celle d'écraser mes blogs pour m'évanouir ensuite dans la bloggosphere.
C'est principalement pour cette raison que depuis le début de l'année, je n'ai signé aucun commentaire sous le nom de Simorgh, ne désirant pas encore faire connaître ce nouveau blog. Je réfléchis donc en ce moment aux liens que je vais pouvoir tisser, ainsi qu'à la forme des relations, des interactions que je souhaiterais avoir avec d'autres auteurs de blogs. Rien ne presse.
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