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Thursday, February 14, 2008

Les 10 ans de XML

Le Consortium World Wide Web (W3C) est un consortium international auquel les organisations membres, une équipe à plein temps et le public travaillent ensemble au développement de standards Web. Le W3C poursuit sa mission essentiellement par la création de standards Web et de directives visant à assurer au Web une croissance à long-terme.

Plus de 400 organisations sont membres du consortium. Le W3C est piloté conjointement par le Laboratoire d'Informatique et d'Intelligence Artificielle du MIT (MIT CSAIL) aux Etats-Unis, le Groupement Européen de Recherche en Informatique et en Mathématiques (ERCIM) basé en France et l'Université de Keio au Japon, et possède plusieurs bureaux dans le monde.

Le W3C s’est investi dans la maintenance du langage XML depuis sa première publication. XML est un format simple, ouvert et flexible, utilisé pour échanger une grande diversité de données aussi bien sur le Web qu’en dehors du contexte Web. Si la mise à jour d’une spécification est une tâche qui peut paraître ingrate, le groupe de travail chargé des normes Core XML veille à s’assurer que les relevés de bogue soumis par la communauté se traduisent par des corrections de la spécification.

Il y a 2 jours, le 12 février, le W3C a célébré le dixième anniversaire de la publication de sa première recommandation d'Extensible Markup Language (XML) 1.0, le consortium World Wide Web prévoit, tout au long de l’année 2008, d’honorer et de remercier les communautés et les acteurs dévoués qui ont apporté leurs contributions au XML, notamment ceux ayant participé aux groupes de travail et aux listes de diffusion XML du W3C, les communautés SGML et xml-dev.

Je me demande combien de bloggers sont conscients de ce qui se passe en background. Combien d'individus, qui utilisent le Web et plus particulièrement les blogs, réalisent la somme de travail que des milliers d'ingénieurs ont du déployer au fil des dernières décennies ?

Happy birthday XML !

Thursday, January 31, 2008

Nouvelle littérature ?

La création littéraire dans les blogues est rare. Les gens qui écrivent des poèmes pratiquent souvent l’écriture automatique et le font, la plupart du temps, de façon carrément maladroite. Loin de nous de prétendre qu’on ne peut trouver quelques perles rares dans cet océan - mais le fait reste qu’une grande majorité de blogues sont victimes de leur facilité.

Parmi les blogues de création littéraire intéressants, nous avons souvent trouvé qu’une volonté de "refaire" ce qui a déjà été fait en littérature : des romans-feuilletons sous forme de blogues, des "photo-romans", etc. Les blogues qui tentent d’exploiter les spécificités du médium ne sont que des exceptions.
C'est la conclusion d'une étude menée par Valérie Cools et Alexandre Béland-Bernard au cours de l'été 2006. Ces deux universitaires ont cherché à déterminer si une nouvelle forme de littérature était en voie d’émerger à travers les blogues francophones. Ils ont répertorié 501 blogs, au total, et, en ont décrit 297.

Les enseignements, que ces deux chercheurs tirent de leur enquête suivie d'une analyse, collent parfaitement à l'idée que je me fais de la création littéraire sur les blogs: nulle ou quasiment nulle, malgré un nombre assez important de bloggers qui aimeraient être considérés comme de véritables auteurs de fiction romanesque.

Mais, malheureusement, pour V. Cools et A. Béland-Bernard, le constat est accablant: "Les billets semblent souvent improvisés, écrits à la sauvette, comme en témoignent les fautes de frappe, d’orthographe et de mise en page que nous avons trouvées, même dans les blogues d’écrivains ou d’écrivains aspirants. Nous avions souvent l’impression que les blogues servent littéralement de carnets de brouillons."

Hé bien, mis à part quelques très rares exceptions - car il m'est arrivé de lire quelques blogs dont les auteurs soignaient leurs publications -, je ne peux qu'être d'accord avec ce rapport universitaire.

Quand je pense que certains bloggers se montent la tête jusqu'à imaginer qu'il sont à deux doigts du prix Nobel de littérature parce que, régulièrement, dix crétins les encouragent par leurs commentaires à se prendre pour des génies... ça m'attriste.

Tuesday, January 29, 2008

Guerres sur la Sphère

Je ne sais pas quel genre de bloggers fréquente Ollivier Dyens, professeur à Montréal, pour mener ses études concernant l'impact des nouvelles technologies sur la société. Il prétend qu'il y aura "peut-être" moins de guerres grâce au Net, en faisant reposer la guerre sur le seul fait de la xénophobie. Comme si les guerres civiles n'avaient jamais existé.
Plus les pays sont enchevêtrés économiquement et culturellement, moins il y a de raisons de voir l'autre comme un étranger, et donc de le combattre. Les technologies numériques et le Web suscitent un rapprochement entre les êtres. Le courriel, les "chats", les blogs insistent sur ce qui nous lie, au-delà de la géographie, du corps, de la couleur de la peau. Dans notre histoire, jamais nous n'avons passé autant de temps non seulement à communiquer, mais aussi à nous enrichir et à débattre par l'entremise des réseaux.
En admettant que la xénophobie soit seule responsable des conflits, Dyens ne se rend pas compte qu'un mouvement de re-cloisonnement est en train de s'amorcer: sur la Toile, les cartes ne font qu'être redistribuées, en fonction de la culture d'origine et de la culture reconstruite en ligne, par les communautés d'internautes qui se retranchent de plus en plus derrière des murs virtuels, dont ils ne sortent presque jamais.
Par exemple: combien de bloggers s'aventurent en dehors de Canalblog ou de Haut&Fort, une fois qu'ils ont contacté un nombre suffisant de correspondants par affinités ? Affinités elles-mêmes, renforcées par le biais des canaux internes de ces plates-formes.

De nouvelles guerres sont à prévoir, car, sur la Sphère, la xénophobie est loin d'être un sentiment qui s'atténue. La xénophobie prend seulement une forme plus adaptée aux réseaux. Elle s'insinue, dorénavant, plus sur la plan des idées que sur celui de critères, tels que ceux "de la géographie, du corps, de la couleur de la peau".